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Guide sur la sécurité lors du travail en hauteur

Sécurité lors du travail en hauteur



Bien que les accidents du travail les plus fréquents soient les blessures aux mains et aux bras, les chutes dues au travail en hauteur sont également un motif de préoccupation majeure pour les employeurs. Le nombre d'accidents de travail dus à des chutes, à des trébuchements ou à des chutes de hauteur a atteint 587 739 en 2016 dans l'Union européenne, les hommes étant deux fois plus touchés que les femmes.


Aux Pays-Bas, 17 487 accidents du travail causés par une chute ont été recensés en 2016, 15 747 en Belgique, 162 833 en Allemagne et 16 985 en Suisse. Au Royaume-Uni, le nombre d'accidents causés par une chute au travail était de 68 058 et, en France, ce nombre atteignait 126 871 en 2016.


En ce qui concerne les secteurs les plus touchés, les nombres sont les suivants :

Number of accidents caused by falls

Comme vous pouvez le constater, le travail en hauteur peut être une activité dangereuse si des mesures de sécurité ne sont pas prises. Nous aborderons les recommandations et les réglementations qui s'appliquent au travail en hauteur un peu plus loin dans cet article, mais avant cela, voyons exactement ce qui est considéré comme du "travail en hauteur".


À partir de quelle hauteur de poste de travail les travailleurs ont-ils besoin d'une protection spéciale contre les chutes ? Existe-t-il des équipements spécifiques à utiliser lorsque vous travaillez à une certaine hauteur ? Existe-t-il des conditions de travail particulières augmentant le risque de chute de hauteur ?



1. Définition du travail en hauteur


En général, toute activité impliquant un travail au-dessus du sol ou du plancher, où il existe un risque de chute d'un niveau à un autre, est considérée comme un travail en hauteur et doit être effectuée avec un équipement de protection contre les chutes adéquat. Au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne et en Suisse, certaines obligations s'appliquent pour les activités effectuées à une hauteur de 2 mètres ou plus ; aux Pays-Bas, ce chiffre est de 2,5 mètres.

Une activité qui s'effectue au niveau du sol, sur un escalier ou une échelle permanente n'est pas considérée comme un travail en hauteur, et une chute ou un trébuchement sur le sol n'est pas considéré comme une chute de hauteur. Cependant, si une personne glisse d'un poste de travail situé à 3 mètres au-dessus du sol, cette chute est alors classée comme une chute de hauteur.

Bien qu'une chute d'une hauteur de 2 à 3 mètres ne soit potentiellement pas mortelle, elle peut en réalité avoir des conséquences graves, dans la mesure où ce type d'accidents peut être invalidant, voire mortel. Dans l'Union européenne, on recensait 521 décès causés par des chutes de hauteur sur le lieu de travail en 2014, 554 décès en 2015, et 462 chutes de hauteur mortelles en 2016.

Une chute de hauteur survient rapidement et les conséquences ne peuvent être minimisées en l'absence d'équipement de protection contre les chutes. Étant donné que la gravité terrestre est de 9,8 m/s2, il faut une seconde pour tomber de 9,8 mètres. Par la suite, le corps accélère, tombant ainsi de 19,6 m/s après deux secondes, et ainsi de suite. Il est donc nécessaire que tout travailleur effectuant des tâches en hauteur porte un équipement de protection individuelle (EPI) contre les chutes.


ATTENTION : sachez que la distance de chute diffère de la hauteur du poste de travail, ainsi que de la hauteur du sol. Lors de la mesure de la distance de chute réelle, vous devez tenir compte de la longueur de votre longe une fois déployée, de la taille du travailleur sous la ceinture ou le harnais.



Quelles conditions de travail augmentent les risques de chute de hauteur ?


Bien que toute activité effectuée en hauteur puisse être dangereuse, certaines conditions spécifiques augmentent les risques de chute, notamment :

  • le travail sur des tréteaux ;
  • le travail sur les toits ;
  • le travail sur une échelle ;
  • le travail sur une charpente ou sur une structure surélevée ;
  • le travail à proximité de matériaux fragiles ;
  • le travail sur un réservoir, une fosse ou de l'eau ;
  • le travail sur des falaises ou des terrains escarpés ;
  • le travail sur des véhicules ou remorques ; et
  • le travail sur des échafaudages.

Il est généralement recommandé d'éviter de travailler en hauteur, mais si cela est inévitable, l'activité doit être effectuée à partir d'une plateforme sûre, avec une protection des bords appropriée. Une mauvaise protection des bords, des ouvertures non protégées, des articles non protégés ou mal entreposés, ainsi que des travaux dans des zones dépourvues de garde-corps ou de protections peuvent augmenter le risque de chute de hauteur.

Les échelles ne doivent pas être utilisées comme postes de travail ; elles doivent simplement servir de moyen d'accéder au lieu de travail, et ne doivent être utilisées que pour des tâches de courte durée. Si une personne effectue des travaux légers de courte durée, l'utilisation d'une échelle peut être acceptable, à condition que tous les dangers possibles aient été correctement identifiés et que les risques existants aient été évalués.

N'oubliez pas que les conditions météorologiques changeantes, le vent, la pluie et la neige peuvent également rendre le travail en hauteur plus dangereux. En outre, comme nous l'avons déjà montré, certains emplois et certaines industries sont plus exposés aux chutes. Le bâtiment, l'agriculture, l'entretien, le transport routier, la peinture et la décoration, le nettoyage des vitres, etc., sont des activités qui ne devraient être exercées qu'avec une protection contre les chutes adéquate.


2. Types d'équipement de protection contre les chutes


Les équipements de protection contre les chutes peuvent être classés en équipements de protection individuelle (EPI) et équipements de protection collective. Dans les situations où il existe un risque de chute, il est nécessaire d'utiliser des équipements tels que des échafaudages, des plates-formes élévatrices, des filets de sécurité, des nacelles, etc. Toutefois, lorsque les mesures de sécurité collective sont insuffisantes, les EPI doivent être portés.

L'environnement de travail en hauteur impose le type d'équipement à utiliser. Pour être efficaces, les EPI doivent être confortables, laisser une marge de manœuvre et être adaptés aux conditions de travail et aux conditions météorologiques. En outre, avant de choisir un équipement, il est nécessaire d'effectuer une analyse de risque approfondie pour identifier les mesures de sécurité collective et personnelle appropriées devant être prises.

Vous trouverez ci-dessous les principaux types d'EPI et d'équipements de protection collective, tels que définis par les normes européennes.

Explorez notre gamme complète d'équipements de protection contre les chutes, y compris harnais, cordages de sécurité, dispositifs contre les chutes, filets de sécurité, poignées et crochets.

Voir la gamme


Équipement de protection individuelle


L'équipement de protection individuelle comprend les systèmes antichute, les systèmes de positionnement, les systèmes de suspension et les systèmes de récupération.

Systèmes antichute
Fall arrest systems

Les systèmes antichute sont des systèmes utilisés pour arrêter le travailleur en cas de chute de hauteur. Celles-ci sont nécessaires chaque fois qu'un travailleur risque de tomber d'une position surélevée ou lorsqu'une activité est effectuée à une hauteur de 2 mètres ou plus.

Les systèmes antichute sont conçus pour entrer en service uniquement en cas de chute. En règle générale, un système antichute comprend des dispositifs d'ancrage, un harnais complet et des dispositifs de raccordement. Par exemple, un harnais complet associé à une longe absorbant les chocs ou à un cordage de sécurité rétractable constitue une combinaison très courante de système antichute.

Le harnais complet répartit les forces sur tout le corps, tandis que la longe ou le cordage de sécurité diminue les forces d'arrêt totales. Le dispositif d'ancrage relie le dispositif de raccordement au point d'ancrage ou au point d'attache, qui peut être une poutre en I, un échafaudage ou un autre point structurel.

Le harnais est porté par le travailleur et lui permet de travailler librement, sans restrictions, tout en assurant une protection suffisante contre les chutes. Les dispositifs de raccordement peuvent être des longes absorbant les chocs, des cordages de sécurité auto-rétractables, des dispositifs antichute ou des coulisseaux de sécurité.

COMPOSANTS D'UN SYSTÈME ANTICHUTE

Un harnais complet se compose de sangles interconnectées pour les épaules et les cuisses, avec ou sans ceinture de travail. Le harnais est conçu pour répartir la force d'arrêt sur le corps, dans les zones pouvant absorber les chocs sans blessures graves. Dans le même temps, le harnais doit empêcher le porteur de tomber de l'assemblage

Le harnais complet est connecté à la longe ou au cordage de sécurité et maintient le travailleur en position verticale ou presque debout pendant le travail et en cas de chute. Cet équipement ne doit pas interférer avec les autres composants du système antichute et doit laisser les mains libres au travailleur.

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Les connecteurs sont les composants qui relient toutes les pièces du système antichute, afin de relier le harnais de sécurité à la longe ou au cordage de sécurité et le cordage de sécurité aux points d'ancrage. Ces connecteurs doivent être suffisamment solides pour résister à la force d'arrêt, tout en restant suffisamment petits pour s'intégrer aux systèmes antichute sans gêner le porteur.

Les connecteurs se présentent sous différentes formes et sont conçus pour rester verrouillés en cas de chute. Mousquetons, anneaux boucles, joints toriques, connecteurs autobloquants, crochets mousquetons sont quelques exemples de connecteurs utilisés pour relier les éléments d'un système antichute. Veuillez noter que les crochets mousquetons et les mousquetons doivent être autobloquants pour convenir à ces systèmes.


La longe est une corde flexible d'une longueur déterminée combinée à un amortisseur de choc ou comprenant une pièce absorbant l'énergie. Elle relie le harnais de sécurité au point d'ancrage ou à une sangle d'ouverture automatique et sa longueur peut être réglable.

Même si la plupart des longes sont des cordes individuelles, il existe également des systèmes de longes jumelées, dans lesquels deux longes distinctes sont reliées dans un système qui permet à l'utilisateur de rester protégé lorsqu'il se déplace d'un point d'ancrage à un autre. Ce type de longe est appelée "à ancrage intégral", "Twin Tail", "longe en Y" ou "longe double".

Les longes existent en plusieurs tailles et matériaux ; il existe par exemple des longes en nylon, des longes en câbles métalliques, des longes synthétiques, etc., chacune pour des applications spécifiques. Veuillez noter qu'il est déconseillé de relier deux longes si vous avez besoin d'un raccordement plus long entre le point d'ancrage et le harnais de protection. Dans ce cas, vous devez utiliser une longe plus longue ou un cordage de sécurité de longueur appropriée.

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L'amortisseur de choc ou d'énergie est l'élément d'un système antichute qui limite la force d'arrêt appliquée sur le corps de l'utilisateur en cas de chute. Il peut être incorporé dans la longe ou ajouté séparément. Il est indispensable que l'amortisseur soit correctement installé et utilisé conformément aux instructions du fabricant, faute de quoi il pourrait ne pas se déployer correctement en cas de chute.

Veuillez noter que les amortisseurs ont des dates d'expiration, ce qui signifie qu'ils ne doivent être utilisés que pendant la période indiquée par le fabricant. Après cela, il est recommandé d'éviter d'utiliser l'amortisseur, même s'il est intact et n'a jamais été déployé pour arrêter une chute.

Les cordages de sécurité sont des cordes flexibles en matériaux synthétiques, corde, fil métallique ou sangle, qui s'étendent verticalement ou horizontalement, et servent de raccordement entre les points d'ancrage et les travailleurs. Ils peuvent remplacer les longes, en fonction du travail effectué. Les cordages de sécurité doivent être correctement entretenus et entreposés afin d'éviter toute abrasion ou dommage sur leur longueur, et doivent être suffisamment solides pour supporter le poids du travailleur ainsi que la force d'arrêt en cas de chute.

Le cordage de sécurité auto-rétractable (SRL : self-retracting lifeline), constitué d'un câble ou d'une bande enroulé autour d'un tambour, est un type de cordage de sécurité. Ce dispositif agit comme une ceinture de sécurité en cas de chute, ce qui signifie que lors d'une chute, le câble ou la bande est tiré hors du boîtier et un frein est appliqué sur le tambour, empêchant le porteur de tomber. La plupart des SRL ont des systèmes amortisseurs de chocs intégrés, ils n'ont donc pas besoin d'un amortisseur supplémentaire.

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Systèmes de positionnement

Les systèmes de positionnement sont des systèmes et des équipements qui maintiennent un opérateur sur son lieu de travail tout en lui laissant les mains libres pour le travail. Ces systèmes s'activent lorsque le travailleur se penche en arrière, mais ne sont pas conçus à des fins d'arrêt de chute. Cela signifie que de tels systèmes ne font que retenir une personne dans une position de travail dangereuse et réduisent le risque de chute, mais ne l'éliminent pas. Il est donc recommandé d'utiliser un système antichute de secours lors de l'utilisation d'un système de positionnement.

En règle générale, un système de positionnement comprend un dispositif d'ancrage, un harnais de sécurité complet avec une ceinture de maintien et des dispositifs de raccordement, tels que des longes de maintien au travail.

Systèmes de suspension

Les systèmes de suspension agissent de la même manière que les systèmes de positionnement, car ils sont conçus pour abaisser et soutenir un travailleur, permettant ainsi de travailler avec les mains libres. Ils ne sont cependant pas conçus pour une protection contre les chutes. Par conséquent, un système antichute de secours doit être utilisé en combinaison avec un système de suspension.

En règle générale, un système de suspension comprend des dispositifs d'ancrage, deux cordes (l'une équipée d'un descendeur et l'autre équipée d'un serre-câble) et un harnais complet. De tels systèmes sont utilisés par exemple dans les industries du lavage des vitres et de peinture.

Un coulisseau de sécurité ou un dispositif antichute est utilisé lorsque les travailleurs doivent se déplacer verticalement. Il est placé entre le cordage de sécurité et la longe et glisse librement sur une corde verticale, sur un rail ou sur un cordage de sécurité. En cas de mouvement brusque, tel qu'une chute, l'appareil saisit le cordage de sécurité et le maintient fermement, arrêtant ainsi la chute. Les cordages de sécurité rétractables disposent de coulisseaux de sécurité intégrés.

Systèmes de récupération

Les systèmes de récupération sont utilisés pour la récupération en cas de chute. Les manœuvres de sauvetage et le matériel d'évacuation permettant de récupérer un travailleur blessé depuis un point d'accès élevé doivent être inclus dans la planification préalable des travaux en hauteur et doivent être pris en compte lors de l'élaboration d'un programme de gestion des chutes. Ces systèmes sont constitués de dispositifs de sauvetage et d'évacuation, tels que des harnais de poitrine.

Systèmes de retenue au travail

Les systèmes de retenue au travail peuvent également être utilisés pour empêcher les travailleurs de s'approcher d'une position d'où ils pourraient tomber. Ces systèmes comprennent des dispositifs d'ancrage, des ceintures ou des harnais complets, ainsi que des dispositifs de raccordement tels que des longes de retenue.


Équipement de protection collective


L'équipement de protection collective est parfois la seule protection nécessaire contre les chutes. Par exemple, les garde-corps placés sur les bords du toit peuvent suffire dans certains cas, car ils offrent une prévention des chutes à 100 %, de sorte que les travailleurs n'ont pas besoin d'EPI. Dans les situations où une protection passive est utilisée, il suffit aux travailleurs de rester entre les garde-corps pour éviter les chutes. Les garde-corps peuvent être installés de manière permanente ou temporaire, et le type de construction du toit doit être pris en compte pour le choix du système approprié.

Les cordages de sécurité horizontaux se composent d'une série de points d'ancrage reliés par un câble métallique, le chemin de câble suivant le contour du toit. Le travailleur s'accroche une fois et utilise une glissière qui passe le long du chemin de câble en suivant l'utilisateur. Un tel système offre une liberté de mouvement tout en garantissant des conditions de travail sûres en hauteur. Si nécessaire, les points d'ancrage et le système de cordes peuvent également être utilisés au centre du toit, la solution étant dans ce cas plus économique.

Une autre méthode pour assurer une protection collective contre les chutes consiste à installer un échafaudage temporaire pour soutenir les travailleurs exerçant des activités en hauteur. Ce système est généralement modulaire, constitué d'une série de tuyaux ou de tubes, et permet aux travailleurs de transporter facilement des matériaux en hauteur s'ils effectuent des travaux de construction ou d'entretien. Les échafaudages sont généralement conçus en métal ou en aluminium, ce dernier étant plus léger et robuste.

Des filets de sécurité sont également utilisés comme équipement de protection collective contre les chutes. Les filets sont positionnés sous le chantier, couvrent l'ensemble du sol et sont fixés à la structure. Dans certains cas, le filet est utilisé uniquement pour couvrir une zone de chute.

REMARQUE : dans de nombreux cas, les accidents et les chutes ne se produisent pas sur la plateforme de travail elle-même, mais sur l'équipement utilisé pour accéder au lieu de travail. Par exemple, les tours d'accès mobiles et les plates-formes élévatrices, les dispositifs d'accès et de positionnement suspendus et les échelles portables peuvent entraîner des chutes de hauteur en cas de mauvaise manipulation. Si un travailleur n'est pas descendu d'une tour d'accès mobile et que l'appareil est déplacé, le risque de chute augmente.


3. Normes et réglementations relatives aux équipements de protection contre les chutes


La norme EN 365:2004 - Équipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur - Exigences générales pour l'utilisation, l'entretien, l'examen périodique, la réparation, le marquage et l'emballage, impose aux fabricants de souligner l'importance de contrôles réguliers permettant d'établir que le produit fonctionne correctement.

Un entretien régulier est également recommandé, selon le type de produit, sa fréquence d'utilisation et les facteurs environnementaux. Les activités d'entretien doivent être effectuées au moins une fois par an par une personne autorisée, conformément aux procédures établies par le fabricant.

D'autres normes existent pour des EPI spécifiques, comme indiqué dans le tableau ci-dessous :

Standards for fall protection equipment

Tous les EPI utilisés pour la protection contre les chutes sont classés dans les équipements de catégorie III de la directive européenne n° 89/68/CEE sur les EPI. Ils doivent donc porter le marquage CE et respecter certaines exigences minimales.


4. Évaluation des risques et principes de sécurité


Avant de commencer toute activité en hauteur, il convient d'évaluer tous les risques potentiels, y compris ceux des travailleurs au sol susceptibles d'être affectés par la chute d'objets. Dans la mesure du possible, il convient d'éviter les travaux en hauteur. Toutefois, lorsque cela n'est pas possible, l'employeur doit s'assurer que tout le travail est planifié et organisé correctement, et que l'équipement approprié est sélectionné et utilisé.

Il existe deux types principaux de risques auxquels les travailleurs sont exposés lorsqu'ils travaillent en hauteur :
Risques liés à l'accès au lieu de travail ou au poste de travail
Risques pendant le travail en hauteur

L'employeur est responsable de la sécurité des travailleurs, il doit donc s'assurer que la plus grande partie possible de leur travail est effectué au sol. Si le travail en hauteur est inévitable, il est préférable d'installer une plateforme de travail à proximité de la zone de travail afin de réduire la hauteur. Si des pièces d'une machine peuvent être démontées ou assemblées au sol, les travailleurs doivent éviter de réaliser de telles activités en hauteur.

Lors de l'évaluation des risques, il convient d'observer le lieu de travail : quels sont les machines, les matériaux et les équipements ? comment l'environnement se présente-t-il ? Il convient également de rechercher les sources de risque potentiel, par exemple, le travail près du vide, sur une surface fragile ou en hauteur. Il convient ensuite d'évaluer les tâches, la durée, la fréquence et la posture des travailleurs lors des activités effectuées en hauteur. En outre, il est également nécessaire d'évaluer la compétence et l'expérience des travailleurs.

Les conditions de travail doivent être adaptées aux travailleurs et les risques éliminés autant que possible. Dans le même temps, une politique de prévention globale doit être élaborée afin que tous les travailleurs sachent comment réagir en cas d'accident ou l'éviter.

Bien que le port d'un équipement de protection individuelle soit plus sûr et puisse sembler être une solution plus simple pour empêcher les accidents, il n'est pas toujours nécessaire que les travailleurs portent un EPI. De plus, dans certains cas, les mesures de protection collectives peuvent être plus efficaces pour empêcher les accidents. Pour cette raison, la mise en place d'une protection collective avant le port d'une protection personnelle constitue un principe général de sécurité.

Le remplacement de l'équipement d'accès individuel tel que les échelles par des équipements collectifs tels que des échafaudages est un bon exemple pratique. Ou, par exemple, dans le cas de travailleurs qui nettoient les fenêtres, l'utilisation d'un berceau ou d'une plateforme de travail mobile surélevée est plus logique et beaucoup plus sûre que de demander à chaque travailleur d'utiliser un équipement de protection individuelle suspendu.

Voici un exemple de cadre d'évaluation des risques :

  • Étape 1 : Identifier les risques : glissade ou trébuchement, incendie, travail en hauteur, produits chimiques, déplacement de pièces de machine, électricité, émanations, manutention manuelle de charges, etc.
  • Étape 2 : Identifier les groupes de personnes susceptibles d'être blessés : travailleurs, public, nettoyeurs, sous-traitants, travailleurs chargés de l'entretien, etc.
  • Étape 3 : Prendre les précautions nécessaires pour contrôler les risques : éliminer ou minimiser les risques, offrir une formation et des informations, utiliser des systèmes, des équipements et des procédures de travail adéquates.
  • Étape 4 : Enregistrer tous les résultats
  • Étape 5 : Examiner et évaluer toutes les mesures prises pour éliminer ou contrôler les risques.

Vous trouverez ci-dessous des principes permettant de choisir le bon équipement de protection collective ou individuelle en fonction du risque lié à la hauteur.


5. Sélection de l'équipement et des points d'ancrage appropriés


Afin de minimiser les risques de chute en hauteur, il convient de sélectionner les moyens de travail, les points d'ancrage et les équipements de protection appropriés. Par exemple, les tuyaux en PVC, les éléments décoratifs, les structures en matériaux fragiles, les angles et les arêtes vives ne doivent jamais être utilisés comme points d'ancrage.

Un point d'ancrage sûr doit soutenir la personne attachée tout en préservant l'équipement de protection individuelle. Idéalement, les points d'ancrage devraient être installés en tant qu'installations permanentes ou temporaires dans un bâtiment, ou placés autour d'une structure appropriée. Ils doivent être positionnés au-dessus du travailleur pour que le mou de la longe soit minimal.

Selecting anchor points for working at height

En plus des points d'ancrage, les cordages de sécurité sont également utilisés comme EPI pour le travail en hauteur. Ces cordages sont souples ou rigides, avec au moins une extrémité reliée à un point d'ancrage. Ils servent de liens entre les points d'ancrage et les travailleurs utilisant des systèmes individuels de prévention des chutes.

Les cordages de sécurité ne doivent pas interférer avec d'autres équipements, ils doivent donc être installés de manière à ne pas créer de risque de chute, de glissade ou de trébuchement. Ils doivent en outre permettre au travailleur de porter son équipement de sécurité de manière confortable. Les cotes de sécurité des cordages de sécurité doivent être suffisamment élevées pour résister aux forces générées en cas de chute.

Les cordages de sécurité peuvent être classés en trois groupes principaux :

  • Cordage de sécurité vertical
  • Cordage de sécurité horizontal
  • Cordage de sécurité auto-rétractable

Les cordages de sécurité verticaux et horizontaux sont utilisés avec des dispositifs spéciaux qui permettent aux travailleurs de se déplacer le long de ces cordages lors de mouvements horizontaux, ascendants ou descendants. Par exemple, les systèmes de retenue sont utilisés avec des systèmes de cordage de sécurité horizontal, tandis que les coulisseaux de sécurité sont utilisés pour les systèmes de positionnement au travail. Les ascenseurs et les descendeurs sont utilisés pour les systèmes d'accès par corde, et les antichutes mobiles sont utilisés pour les systèmes de cordage de sécurité vertical. Self-retracting lines

Les cordages de sécurité auto-rétractables sont particulièrement intéressants, car ils incluent un dévidoir à ressort qui assure une longueur de cordage la plus courte possible entre l'utilisateur et le dévidoir. Les cordages de sécurité ne doivent jamais être utilisés sur le plan horizontal ni être attachés à des cordages horizontaux ou à des longes, car cela augmenterait leur longueur et les rendrait potentiellement inefficaces pour la distance de chute donnée.

Les cordages de sécurité auto-rétractables doivent être utilisés par un seul travailleur à la fois, et être certifiés et installés par un spécialiste, conformément aux spécifications du fabricant.


Considérations relatives aux systèmes antichute


Il existe 3 facteurs de chute pour les systèmes antichute qui se rapportent à la position des points d'ancrage et sont utilisés pour déterminer la distance de chute d'un travailleur, ainsi que pour éviter tout risque de contact avec le niveau inférieur en cas de chute.

Facteur de chute 0 - dans ce cas, l'ancrage se situe au-dessus de la tête du travailleur et la longe est tendue entre le point d'ancrage et le travailleur. La hauteur de chute est réduite comme indiqué.



Facteur de chute 1 - le point d'ancrage se situe au même niveau ou au-dessus du point de fixation du harnais, ce qui permet une chute équivalente à la longueur de la longe, avant que l'amortisseur ne se déploie pour arrêter la chute.



Facteur de chute 2 - dans ce cas, le point d'ancrage se situe au niveau ou au-dessous du niveau des pieds, permettant une chute équivalant à deux fois la longueur de la longe avant que l'amortisseur ne se déploie et n'arrête la chute. Il est très facile de choisir la mauvaise longueur de longe dans de telles situations. Il est donc recommandé de toujours choisir un point d'ancrage au niveau des épaules ou au-dessus (F0 ou F1), si possible.

REMARQUE : dans la mesure du possible, il convient de choisir un point d'ancrage plus élevé, afin de réduire la distance de chute et les risques de blessure dus aux forces d'impact. De plus, le cordage de sécurité doit être fixé à la verticale du lieu de travail pour éviter l'effet de balancier. S'il n'est pas possible d'utiliser un point d'ancrage au-dessus du poste de travail, il est préférable de choisir deux points d'ancrage (un de chaque côté) au lieu d'un seul point d'ancrage latéral, afin d'éviter tout balancement.

Pour les travaux à une hauteur limitée, un cordage de sécurité auto-rétractable peut être plus approprié qu'une longe pour arrêter les chutes, car il permet d'arrêter une chute en quelques centimètres. À la différence du cordage, une longe absorbant les chocs ne peut empêcher un travailleur de heurter un obstacle situé au-dessous en cas de travail à basse altitude. Prenons un exemple pour mieux comprendre les systèmes antichute.

Supposons que vous effectuiez un travail à une hauteur de 6,5 mètres et que vous souhaitiez utiliser une longe de 2 mètres. Le dégagement vertical minimal requis entre le point d'ancrage de la longe et le niveau inférieur est calculé comme suit :

Longueur de la longe + Amortisseur totalement activé + Hauteur depuis les pieds jusqu'au point d'attache du harnais + Distance de sécurité supplémentaire = Dégagement vertical minimal

Exemple :

Longueur de la longe : 2 m  + Amortisseur : 1,75 m + Hauteur du corps : 2 m  + Distance de sécurité : 1 m = 6,75 m

Nous pouvons donc remarquer qu'en cas de travail effectué à une hauteur de 6 mètres, une longe avec un système amortisseur n'est pas une bonne solution. Dans ce cas, il conviendrait d'utiliser une longe plus courte, d'une longueur d'1,5 mètre par exemple.

Veuillez noter que les systèmes antichute ne sont pas sans risque. Même si les systèmes ont la longueur voulue pour arrêter la chute et empêcher le travailleur de heurter le niveau inférieur, deux types de risques peuvent néanmoins se produire : le balancement vers l'arrière et le balancement vers l'avant, provoqués par l'effet de balancier.

Le balancement vers l'arrière se produit lorsque le travailleur tombe d'un bord perpendiculaire et se retrouve entraîné vers la structure du bâtiment, entrant en collision avec les obstacles existants. Ce risque doit être soigneusement évalué avant de choisir un système antichute. Si le risque existe, il peut être nécessaire d'utiliser des moyens de protection différents.



En ce qui concerne le basculement vers le bas, cela se produit lorsque le câble antichute court en diagonale par rapport au point d'ancrage. Si le travailleur tombe, le système antichute glisse le long du périmètre du toit, jusqu'à ce que le câble antichute soit perpendiculaire au bord du toit. Dans ce cas, un câble trop long peut amener le travailleur à heurter le sol, et si le bord du toit est très coupant, le câble antichute peut se rompre.



Considérations relatives aux systèmes de positionnement et de suspension


Les systèmes de positionnement de travail ne sont pas conçus pour arrêter une chute et doivent être utilisés uniquement lorsqu'il est impossible d'utiliser des moyens plus sûrs pour accéder au travail en hauteur. Ces systèmes comprennent une ceinture qui soutient le corps et travaille en tension ou en suspension, laissant les mains libres au travailleur. La ceinture est reliée à une longe de positionnement et le point d'ancrage se situe au niveau de la taille.

Étant donné que les points d'ancrage sont généralement des structures telles que des tiges verticales ou des échelles, il est recommandé d'utiliser un cordage de sécurité rétractable indépendant ainsi qu'une ceinture. Le cordage de sécurité peut être fixé au niveau des épaules et relié à un point d'ancrage au-dessus de la tête du travailleur.

En cas d'utilisation de systèmes de positionnement, il est crucial de s'assurer que les travailleurs connaissent cette technique et ne travaillent pas seuls. En outre, il est nécessaire que les systèmes ne soient installés que dans des endroits où une assistance rapide peut être offerte en cas de chute. L'équipement et tous les points d'ancrage doivent être minutieusement vérifiés avant leur utilisation, et un système de secours doit être utilisé pour réduire le risque de blessure en cas de chute.


Considérations relatives aux systèmes de retenue


Un système de retenue est constitué d'un harnais complet ou d'une ceinture de sécurité, fixés à une ou plusieurs longes, qui sont également fixées à une sangle d'ouverture automatique ou à des points d'ancrage. Ces systèmes redéfinissent les possibilités de déplacement sur les toits et sont transportables, légers et faciles à installer et à retirer. Ces systèmes ne sont pas conçus en tant que protection contre les chutes, ils doivent donc être utilisés avec des systèmes antichute.

Les systèmes de retenue ne doivent pas être installés sur des toits fragiles et, si l'accès aux angles du toit est requis, les travailleurs doivent être reliés à un minimum de deux cordes ou points d'ancrage. Le mouvement du travailleur doit être limité lors de l'accès aux angles afin d'éviter une chute.

Contrairement aux cordages de sécurité, les systèmes de retenue peuvent être utilisés simultanément par plusieurs travailleurs. Par conséquent, les points d'ancrage ne doivent être choisis que parmi ceux capables de supporter au moins deux fois la charge totale maximale susceptible d'être appliquée. Ainsi, pour ces systèmes, les points d'ancrage doivent être conçus pour supporter une charge additionnelle. Tous les travailleurs utilisant le système doivent également porter un EPI antichute.

Sélectionneur d'EPI pour la sécurité du travail en hauteur


6. Inspection recommandée avant de commencer les travaux


Les personnes travaillant en hauteur doivent être formées et compétentes et l'équipement doit être inspecté avant le début des activités. Il convient de vérifier les surfaces fragiles et les zones à risque et d'éviter de travailler dans ou à proximité de telles zones. Les tôles de toit en fibre de verre ou en amiante-ciment, mais aussi le travail sous des échafaudages fabriqués à partir de tels matériaux, en sont des exemples courants.

Il ne faut pas négliger le fait que le travail en hauteur peut augmenter les risques, tels que le risque de glisser ou de trébucher, ou l'électrocution, lorsque le travail est effectué sous ou à proximité de câbles aériens.

En cas d'utilisation d'échelles, celles-ci doivent être en bon état, installées avec la bonne inclinaison et fixées au sommet ou aux pieds. De plus, elles doivent être placées près du lieu de travail pour éviter d'avoir à se déporter, et doivent être protégées à la base pour éviter que d'autres travailleurs ne les heurtent. Dans le cas des escabeaux, ils doivent être entièrement déployés, verrouillés et utilisés par un seul travailleur à la fois.

En cas d'utilisation de plateformes de travail surélevées mobiles, les travailleurs doivent toujours porter des harnais de sécurité et ne doivent utiliser la plateforme que sur la terre ferme. La position de la plateforme doit tenir compte des conditions météorologiques changeantes telles que le vent ou la pluie, ainsi que des poutres, des obstacles suspendus et des câbles électriques.

Les ceintures, les longes et les harnais doivent être vérifiés avant leur utilisation afin de détecter les fibres cassées, les coutures défaites, les bords effilochés, les coupures ou les dommages chimiques. Des attaches desserrées et déformées ainsi que des trous dans les sangles peuvent compromettre l'efficacité d'une ceinture ou d'un harnais. Il est également nécessaire de vérifier les attaches afin de détecter les angles et arêtes vives, et les rivets doivent être bien serrés et plats contre le matériau, sans plis.

Les cordes doivent être vérifiées afin de détecter les fibres coupées, brisées, usées ou pelucheuses. Si vous remarquez des zones fragilisées ou si le diamètre de la corde n'est pas uniforme, remplacez-la car elle risquerait de casser. Il est également nécessaire de vérifier les mousquetons afin de détecter toute déformation, cassure ou toute trace de corrosion.


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Quelles chaussures de sécurité pour quel lieu de travail?

Les chaussures de sécurité et de travail font partie des équipements de protection individuelle. Il faut utiliser les chaussures de sécurité dans les endroits où l'on se trouve exposé à des dangers spécifiques.

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Protection des mains et des bras au travail

Bien que des dangers puissent survenir dans n'importe quel environnement de travail et qu'il soit impossible pour un employeur de les éviter complètement, une entreprise peut prendre des mesures préventives pour réduire les risques de blessures et pour assurer la protection des employés de la meilleure manière possible.

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